Pour de nombreuses équipes commerciales et agences, les dashboards intégrés aux applications ne suffisent plus dès qu’il faut regrouper les résultats de plusieurs clients, analyser l’attribution multicanale ou disposer d’une source de référence unique pour tous les outils. Si vous utilisez déjà un outil de BI (Metabase, Looker, Power BI) ou centralisez vos indicateurs dans Google Sheets, l’API lemlist peut vous aider à automatiser vos rapports et à créer des dashboards cohérents et fiables.
Cet article présente deux approches éprouvées pour créer vos rapports avec l’API lemlist : récupérer les statistiques de campagne par programmation et collecter les événements en temps réel via des webhooks. Vous y trouverez aussi les indicateurs à suivre, les raisons de surveiller les déconnexions des comptes expéditeurs et l’exemple concret d’une agence.
Pourquoi c’est important
Il est plus facile d’améliorer vos résultats de prospection quand vos rapports sont à jour, cohérents et comparables d’une campagne, d’un expéditeur et d’un client à l’autre. Sans système de reporting automatisé, les équipes rencontrent souvent les mêmes difficultés : des informations disponibles trop tard, des indicateurs définis différemment et trop de temps passé à exporter les données à la main. L’API lemlist vous permet de construire un système de reporting qui évolue avec vos besoins et vous aide à décider quelles actions intensifier ou mettre en pause et à repérer où apparaissent les risques de délivrabilité.
Les bons réflexes pour créer vos rapports avec l’API
Déterminez si vous avez besoin d’instantanés ou d’événements.
Les instantanés (totaux quotidiens ou hebdomadaires) conviennent bien aux rapports destinés à la direction. Les données événementielles (chaque ouverture, réponse ou bounce) sont mieux adaptées aux analyses approfondies, aux alertes et au suivi de la délivrabilité.Distinguez l’analyse des performances du suivi de la délivrabilité.
Les indicateurs d’engagement (ouvertures et réponses) vous renseignent sur vos messages et votre ciblage ; les déconnexions et l’évolution des bounces signalent souvent des problèmes de délivrabilité ou de réputation qui nécessitent d’autres mesures.Uniformisez vos données pour pouvoir les comparer.
Si vos rapports couvrent plusieurs utilisateurs, équipes ou domaines d’envoi, enregistrez des identifiants cohérents et conservez des correspondances claires (campagne → client, expéditeur → domaine, utilisateur → équipe).Prévoyez des alertes automatiques, pas seulement des dashboards.
Un bon système de reporting ne se contente pas d’afficher les résultats : il déclenche des actions, par exemple une alerte quand les déconnexions se multiplient ou que le taux de bounce dépasse un seuil.
Deux façons d’utiliser l’API lemlist pour vos rapports
1) Récupérer les statistiques de campagne par programmation (modèle pull)
Quand choisir cette approche : vous avez besoin de synthèses fiables (quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles), cherchez une solution simple à mettre en place ou vous intéressez surtout aux performances par campagne.
Comment ça fonctionne : votre système interroge l’API lemlist à intervalles réguliers (par exemple, toutes les heures ou tous les jours), puis enregistre les statistiques de campagne dans votre base de données de reporting ou votre feuille de calcul.
Pourquoi cette approche fonctionne : la récupération des statistiques de campagne est simple à mettre en place. Elle produit des instantanés cohérents, faciles à représenter dans des graphiques, à comparer d’une période à l’autre et à partager avec les personnes concernées.
Bonnes pratiques :
Récupérez les données à un rythme régulier (par exemple, chaque jour) et conservez les résultats sous forme d’instantanés horodatés pour suivre les tendances.
Enregistrez les dimensions dont vous aurez besoin par la suite (identifiant de campagne, utilisateur, équipe, domaine d’envoi, étiquette client) pour pouvoir filtrer et comparer les données.
Définissez une seule fois les formules de calcul de vos indicateurs, en particulier les taux, puis utilisez-les à l’identique dans tous vos dashboards et rapports clients.
2) Alimenter votre base de données avec le webhook d’activité (modèle push)
Quand choisir cette approche : vous avez besoin de rapports en temps réel, d’analyses détaillées par segment, d’alertes ou d’un historique précis de l’activité (événements) pour approfondir vos analyses.
Comment ça fonctionne : vous vous abonnez aux mises à jour d’activité de lemlist via un webhook. Chaque événement est transmis à votre point de terminaison en temps réel, ou presque. Vous enregistrez ces événements dans votre base de données et les utilisez pour produire vos rapports.
Pourquoi cette approche fonctionne : les données événementielles offrent le plus de souplesse. Elles permettent de produire des rapports détaillés (par utilisateur, par domaine, par segment de prospects) et de mettre en place un suivi, par exemple avec des alertes de délivrabilité et des contrôles qualité opérationnels.
Bonnes pratiques :
Prévoyez la montée en charge : stockez les événements bruts dans une table qui n’autorise que l’ajout de données, puis créez des tables agrégées pour les dashboards.
Fiabilisez la réception des données : gérez les nouvelles tentatives d’envoi, dédoublonnez les événements si nécessaire et consignez les échecs du webhook pour qu’aucune perte de données ne passe inaperçue.
Enrichissez les données après réception : croisez les événements avec les métadonnées des campagnes (client, responsable, segment ICP) pour que vos rapports répondent à des questions métier, et pas seulement techniques.
Quels indicateurs suivre pour passer à l’action ?
Performances des campagnes
Emails envoyés : volume par campagne, par jour ou par semaine, par expéditeur et par domaine.
Taux d’ouverture : un indicateur de tendance, utile pour repérer les problèmes majeurs, mais à interpréter avec prudence en raison des limites du tracking.
Taux de réponse : l’un des indicateurs les plus pertinents pour évaluer l’adéquation entre votre message et votre marché, ainsi que la qualité de votre ciblage.
Taux de bounce : essentiel pour évaluer la qualité des listes et préserver la délivrabilité ; à suivre par domaine et par source de prospects.
Répartition des résultats : par utilisateur, équipe, domaine d’envoi, client ou type de campagne (première prise de contact, relance ou réactivation).
Déconnexions des comptes expéditeurs (risque pour la délivrabilité)
Déconnexions par adresse email : repérez les boîtes mail régulièrement signalées ou confrontées à des problèmes de réputation.
Déconnexions par domaine : détectez les problèmes à l’échelle d’un domaine (réputation du domaine, configuration, pics de volume, mauvaise qualité des listes).
Pourquoi surveiller les déconnexions de près : les comptes expéditeurs se déconnectent souvent lorsque leurs emails sont signalés comme spam ou que les indicateurs de délivrabilité se dégradent rapidement. De nombreuses déconnexions en peu de temps doivent vous alerter : mettez les envois en pause, recherchez la cause et envisagez de laisser le domaine au repos. Revoyez aussi la provenance de vos listes, le contenu de vos messages et l’augmentation progressive des volumes d’envoi.
Cas fréquents : quelle approche adopter ?
Cas 1 : une agence avec 10 à 50 clients
Votre besoin : vous avez besoin d’indicateurs clés cohérents et de dashboards prêts à être partagés avec vos clients, sans exporter les données à la main.
La solution : combinez le webhook pour les données événementielles détaillées et des requêtes programmées pour les instantanés de campagne. Créez ensuite des vues client standardisées, avec des filtres basés sur les étiquettes de client et de campagne.
Conseil pour vos rapports : créez un référentiel unique pour vos indicateurs (définitions du taux de réponse, du taux de bounce, etc.), afin que tous vos clients disposent de chiffres comparables.
Cas 2 : l’équipe RevOps veut une source de référence unique dans un outil de BI
Votre besoin : les performances de prospection doivent figurer aux côtés du pipeline CRM, du chiffre d’affaires et des données d’attribution.
La solution : stockez les événements bruts dans un entrepôt de données (par exemple, Snowflake ou BigQuery), puis préparez des tables adaptées aux dashboards (performances quotidiennes des campagnes, état de la délivrabilité, activité par expéditeur).
Cas 3 : automatiser l’envoi de rapports hebdomadaires par email
Votre besoin : les personnes concernées souhaitent recevoir un point régulier sans avoir à se connecter aux outils.
La solution : créez une tâche planifiée qui génère une synthèse hebdomadaire (par client, campagne ou équipe) et l’envoie par email ou sur Slack. Le modèle pull suffit souvent si vous n’avez besoin que de données de synthèse.
Les erreurs à éviter
Erreur : ne suivre que les ouvertures.
Pourquoi c’est un problème : les ouvertures ne reflètent pas toujours la réalité : leur nombre peut être surestimé ou sous-estimé.
La bonne approche : privilégiez le taux de réponse, le taux de bounce et l’analyse des tendances.Erreur : ne pas distinguer les résultats par domaine d’envoi et par expéditeur.
Pourquoi c’est un problème : les moyennes masquent les problèmes propres à un domaine jusqu’à ce que les performances chutent brutalement.
La bonne approche : prévoyez toujours une analyse par expéditeur et par domaine pour suivre la délivrabilité.Erreur : créer des dashboards qui s’appuient uniquement sur les événements bruts du webhook.
Pourquoi c’est un problème : les dashboards deviennent lents et instables à mesure que le volume d’événements augmente.
La bonne approche : conservez les événements bruts, mais alimentez vos graphiques à partir de tables agrégées.Erreur : ne pas prévoir d’alertes en cas de pic de déconnexions.
Pourquoi c’est un problème : vous découvrez les problèmes de délivrabilité une fois que les résultats ont déjà baissé.
La bonne approche : définissez des seuils et des notifications (par exemple, « X déconnexions en Y heures »).
Mise en pratique : créer un système de reporting évolutif
Exercice 1 : définissez votre référentiel d’indicateurs.
Notez les formules exactes de vos taux de réponse et de bounce, ainsi que les critères que vous utilisez pour définir une « réponse qualifiée ». Partagez ce référentiel en interne pour que tout le monde établisse ses rapports de la même façon.Exercice 2 : créez un dashboard de suivi de la délivrabilité.
Ajoutez des graphiques sur les déconnexions par jour, les déconnexions par domaine et le taux de bounce par source de prospects. Déterminez le seuil qui déclenchera une mise en pause.Exercice 3 : créez un template de rapport client standardisé.
Une seule page : volume, réponses, bounces, campagnes les plus performantes, campagnes les moins performantes et prochaines actions. Réutilisez-le d’un client à l’autre pour réduire le travail de reporting.
Exemple concret : comment GetScalability utilise l’API lemlist
L’équipe de Victor Alexandrian chez GetScalability, une agence qui gère plus de 30 clients actifs, s’appuie sur une infrastructure d’analyse centralisée pour visualiser son activité de prospection à froid et partager des rapports transparents avec ses clients.
Ce que la centralisation des données leur permet de faire :
Repérer les prospects dont les données restent à enrichir
Identifier plus vite les campagnes les plus performantes
Créer au même endroit des dashboards et des analyses destinés aux clients
Leur méthode :
Utiliser le webhook de l’API lemlist pour recevoir les mises à jour d’activité en temps réel.
Collecter les données avec Stitch.
Stocker les données dans Snowflake.
Visualiser l’ensemble dans Metabase.
Ce fonctionnement permet de consulter les données en temps réel et d’automatiser les rapports. Il améliore la transparence et l’efficacité opérationnelle pour de nombreuses campagnes et de nombreux clients.
Comment évaluer votre système de reporting
Délai de détection : le temps nécessaire pour repérer une baisse de performance ou un problème de délivrabilité (objectif : le jour même, pas à la fin de la semaine).
Cohérence des rapports : les personnes concernées retrouvent les mêmes chiffres dans tous les outils (objectif : une définition par indicateur et une seule source de référence).
Réactivité face aux problèmes de délivrabilité : le délai entre un pic de déconnexions et une action corrective (objectif : quelques heures, pas plusieurs jours).
Temps consacré aux rapports clients : le nombre d’heures de travail manuel par rapport (objectif : presque zéro une fois le système en place).
En bref : choisir la bonne approche
Besoin de synthèses hebdomadaires ou mensuelles ? Récupérez les statistiques de campagne par programmation.
Besoin de dashboards et d’alertes en temps réel ? Utilisez le webhook d’activité et stockez les données dans une base de données.
Besoin de synthèses et d’analyses approfondies ? Combinez les deux : le webhook pour les événements, les requêtes programmées pour les instantanés.
Votre délivrabilité vous préoccupe ? Suivez les déconnexions par expéditeur et par domaine, et déclenchez des alertes en cas de pic.

