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DKIM, SPF et DMARC : l’impact de l’authentification sur votre prospection

Donnez à vos emails plus de chances d’arriver dans l’onglet principal en configurant vos enregistrements DKIM, SPF et DMARC.

La délivrabilité des emails est un enjeu de performance commerciale, pas seulement l’affaire de l’équipe informatique. Si l’authentification de votre domaine est insuffisante ou incohérente, même des emails de prospection bien conçus risquent de ne pas arriver en boîte de réception. Vos prospects n’ont alors pas l’occasion de réagir. Ce guide explique le rôle stratégique de DKIM, SPF et DMARC dans la prospection à froid, leur influence sur votre capacité à atteindre vos prospects et sur la confiance accordée à vos envois. Il montre aussi comment intégrer l’authentification à votre prospection pour pouvoir en augmenter les volumes.

Important : DKIM, SPF et DMARC se configurent dans les paramètres DNS de votre domaine (GoDaddy, Namecheap, Cloudflare, Squarespace, etc.). lemlist n’héberge pas ces enregistrements, mais une authentification correcte favorise l’arrivée en boîte de réception et des résultats de campagne plus réguliers.


Pourquoi c’est important

Les équipes de prospection se concentrent souvent sur le ciblage, le contenu des messages et les relances. Mais ces efforts sont inutiles si les fournisseurs d’email ne font pas confiance au domaine d’envoi. L’authentification aide à prouver que vos emails sont légitimes, réduit le risque d’usurpation d’identité et donne aux fournisseurs des signaux de confiance plus clairs pour décider de distribuer, de filtrer ou de rejeter vos messages.

Sans une configuration solide, les envois de prospection à froid peuvent être ralentis, dirigés vers les spams ou entièrement bloqués. Il devient alors beaucoup plus difficile d’améliorer le taux de réponse. Les équipes qui intègrent la délivrabilité à leur stratégie commerciale obtiennent généralement des résultats plus stables, surtout lorsqu’elles augmentent leurs volumes d’envoi ou adoptent de nouveaux outils.


Les principes à garder en tête

Principe 1 : la délivrabilité fait partie de votre processus de vente.

Si vos emails n’arrivent pas en boîte de réception, votre proposition de valeur risque de passer inaperçue. Une authentification solide ne remplace pas des messages bien écrits, mais elle donne à vos emails de prospection une chance d’être lus parmi les autres messages reçus.

Principe 2 : tous vos outils partagent la réputation de votre domaine.

Plusieurs outils peuvent envoyer des emails avec votre domaine : Google ou Microsoft, lemlist, vos outils de support, vos CRM, vos systèmes de facturation et les systèmes de notification de votre site internet. Si l’un de ces éléments est mal configuré, les problèmes de confiance qui en résultent peuvent pénaliser toute votre prospection.

Principe 3 : l’authentification réduit les risques, ce n’est pas un raccourci vers la croissance.

DKIM, SPF et DMARC servent à réduire la fraude et les abus. L’objectif est d’obtenir des résultats prévisibles : moins d’échecs d’authentification, moins d’usurpation d’identité et plus de sérénité pour augmenter les volumes d’envoi de vos campagnes.

Principe 4 : DMARC doit offrir une protection réelle, pas symbolique.

Beaucoup d’équipes publient un enregistrement DMARC avec p=none simplement pour pouvoir dire qu’il est en place. En pratique, cette configuration protège souvent peu votre domaine, car elle ne demande pas aux serveurs destinataires d’intervenir en cas d’échec de l’authentification.

Principe 5 : une configuration simple limite les erreurs.

Les erreurs les plus fréquentes sont liées à la gestion quotidienne : enregistrements SPF en double, expéditeurs oubliés et valeurs DNS copiées qui ne correspondent pas au fournisseur utilisé. Des responsabilités clairement définies et un inventaire précis des expéditeurs permettent d’éviter la plupart de ces problèmes avant qu’ils n’affectent vos résultats.


Les bonnes pratiques à adopter

Méthode 1 : recensez vos expéditeurs avant de modifier vos paramètres DNS

Quand l’utiliser : avant de modifier SPF, DKIM ou DMARC, ou chaque fois que votre équipe ajoute un nouvel outil d’envoi d’emails.

En pratique : recensez toutes les plateformes qui envoient des emails avec votre domaine, notamment vos fournisseurs d’email, outils de prospection, solutions de support, CRM, outils d’envoi transactionnel et systèmes de notification de votre site internet. Pour chacune, déterminez si elle utilise SPF, DKIM ou les deux.

Pourquoi c’est utile : la plupart des problèmes de délivrabilité viennent d’un manque de visibilité, pas de mauvaises intentions. Si vous oubliez un expéditeur légitime, vous risquez d’améliorer la prospection tout en bloquant, sans le vouloir, les emails de support, les factures ou les emails de réinitialisation de mot de passe.

Exemple concret : une équipe met à jour SPF pour la prospection, mais oublie le fournisseur de sa solution de support. La délivrabilité des emails de prospection à froid s’améliore brièvement, mais les réponses du support client commencent à échouer aux contrôles DMARC. Le problème ne venait pas de la nouvelle configuration elle-même, mais de l’absence d’inventaire des expéditeurs.

Méthode 2 : regroupez les autorisations d’envoi dans un seul enregistrement SPF

Quand l’utiliser : lorsque votre domaine possède déjà un enregistrement SPF et que vous devez ajouter une autre plateforme d’envoi.

En pratique : SPF doit reposer sur un seul enregistrement TXT pour le domaine. Plutôt que de créer un nouvel enregistrement SPF pour chaque outil, regroupez toutes les directives include des expéditeurs légitimes dans un même enregistrement.

Pourquoi c’est utile : plusieurs enregistrements SPF peuvent invalider l’ensemble des contrôles SPF. Vos emails de prospection légitimes peuvent alors perdre en crédibilité et être davantage filtrés.

Exemple concret :

Enregistrement SPF existant :
v=spf1 include:_spf.salesforce.com ~allEnregistrement SPF après regroupement :
v=spf1 include:_spf.google.com include:_spf.salesforce.com ~all

Cette approche protège tous vos outils d’envoi, sans en privilégier un au détriment d’un autre.

Méthode 3 : renforcez la légitimité de vos envois avec DKIM

Quand l’utiliser : lorsque vous configurez ou vérifiez votre infrastructure principale d’envoi.

En pratique : DKIM ajoute une signature cryptographique aux messages sortants. Les serveurs destinataires peuvent ainsi vérifier que l’email a bien été autorisé par le domaine et qu’il n’a pas été modifié pendant son acheminement.

Pourquoi c’est utile : DKIM renforce la confiance en reliant chaque message à une identité d’expéditeur autorisée. Pour les équipes qui envoient des séquences de prospection et des relances, cette cohérence compte : les fournisseurs d’email évaluent les habitudes d’envoi dans la durée, et non les messages un par un.

Exemple concret : deux équipes envoient des emails de prospection à froid au contenu similaire. L’une dispose d’une configuration DKIM valide chez son fournisseur d’email, l’autre non. Avec DKIM, les emails ont plus de chances d’arriver régulièrement en boîte de réception, car les fournisseurs disposent d’un signal plus fiable confirmant leur authenticité.

Méthode 4 : appliquez vos règles et suivez les envois avec DMARC

Quand l’utiliser : une fois SPF et DKIM en place, si vous souhaitez renforcer la protection de votre domaine.

En pratique : DMARC indique aux serveurs destinataires quoi faire lorsque l’alignement SPF ou DKIM échoue. Il peut aussi vous envoyer des rapports pour vous aider à savoir qui envoie des emails au nom de votre domaine. La politique p=quarantine constitue une bonne base : elle donne aux fournisseurs une consigne claire, sans passer d’emblée à l’option la plus stricte.

Pourquoi c’est utile : DMARC traduit votre configuration d’authentification en règles concrètes. Il réduit le risque d’usurpation d’identité, rend les signaux de confiance plus cohérents et aide les équipes à repérer les problèmes d’envoi passés inaperçus avant qu’ils ne nuisent plus largement à la réputation du domaine.

Exemple concret :

v=DMARC1; p=quarantine; rua=mailto:[email protected];

Cette politique offre une protection de base à votre domaine. Vous pourrez ensuite passer à p=reject si vous avez mis en place un processus de suivi des rapports adapté.


Situations courantes et solutions

Situation 1 : « Nous avons ajouté SPF, mais la délivrabilité a baissé »

Ce qui se passe : votre domaine comporte peut-être désormais deux enregistrements SPF, ou un ancien expéditeur a pu être retiré lors de l’ajout du nouveau.

Comment réagir : vérifiez qu’il n’existe qu’un seul enregistrement TXT SPF et qu’il inclut tous les services d’envoi autorisés. Passez en revue tous les expéditeurs essentiels à votre activité, pas seulement celui qui sert à la prospection à froid.

Message à envoyer en interne : « Pouvez-vous confirmer que nous n’avons qu’un seul enregistrement SPF et qu’il inclut notre fournisseur d’email ainsi que toutes les plateformes qui envoient des emails avec notre domaine, notamment nos outils de CRM, de support, d’envoi transactionnel et de prospection ? »

Situation 2 : « DMARC est activé et certains messages n’arrivent plus »

Ce qui se passe : l’alignement SPF ou DKIM échoue pour un ou plusieurs expéditeurs, et DMARC applique désormais la politique prévue dans ce cas.

Comment réagir : identifiez l’expéditeur concerné, puis mettez à jour sa directive include SPF ou sa configuration DKIM. Si la politique est trop stricte pour votre configuration actuelle, passez de p=reject à p=quarantine le temps de corriger le problème.

Message à envoyer en interne : « Quel expéditeur échoue aux contrôles d’alignement DMARC ? Faut-il ajouter une directive include SPF, configurer DKIM ou faire les deux avant de revenir à une politique plus stricte ? »

Situation 3 : « Nous avons changé de fournisseur d’email »

Ce qui se passe : un changement de fournisseur nécessite souvent de nouveaux sélecteurs DKIM et une mise à jour des directives include SPF. D’anciens enregistrements peuvent encore être présents et prêter à confusion.

Comment réagir : passez à nouveau en revue l’ensemble de vos outils d’envoi, publiez les enregistrements requis par le nouveau fournisseur et vérifiez l’alignement DMARC avant d’appliquer des politiques plus strictes. Ne partez pas du principe que ce changement ne touche qu’une partie de votre processus de prospection.

Message à envoyer en interne : « Maintenant que nous avons changé de fournisseur, pouvons-nous vérifier DKIM, SPF et l’alignement DMARC sur tous les services d’envoi avant d’augmenter le volume de prospection ? »


Les erreurs à éviter

Erreur 1 : limiter l’authentification à un seul outil.

Pourquoi c’est un problème : votre domaine est généralement utilisé par plusieurs systèmes de votre entreprise. Optimiser le DNS uniquement pour la prospection peut perturber les envois d’autres expéditeurs légitimes et nuire plus largement à la réputation du domaine.

La bonne approche : gérez l’authentification à l’échelle du domaine et veillez à disposer d’un inventaire complet des expéditeurs avant toute modification.

Erreur 2 : créer plusieurs enregistrements SPF.

Pourquoi c’est un problème : les serveurs destinataires peuvent considérer SPF comme invalide, ce qui affaiblit la confiance et peut entraîner davantage d’échecs d’authentification.

La bonne approche : gardez un seul enregistrement SPF et regroupez-y toutes les directives include nécessaires.

Erreur 3 : copier des valeurs DNS sans vérifier la configuration du fournisseur utilisé.

Pourquoi c’est un problème : les sélecteurs DKIM et les exigences SPF varient selon le fournisseur et la configuration. Des valeurs génériques peuvent donner l’impression que tout est en place, alors que l’authentification échoue en pratique.

La bonne approche : vérifiez toujours les valeurs à l’aide de la documentation officielle de votre fournisseur d’email.

Erreur 4 : laisser DMARC sur p=none indéfiniment.

Pourquoi c’est un problème : cette politique n’impose pratiquement aucune mesure de protection et peut être assimilée à l’absence d’une vraie politique DMARC. Votre domaine est donc moins protégé et les signaux de confiance sont plus faibles.

La bonne approche : utilisez au minimum p=quarantine comme base, et ne passez à p=reject que si vous pouvez assurer le suivi des rapports et le travail nécessaire sur l’alignement.


Mise en pratique

Exercice 1 : dressez l’inventaire de vos expéditeurs.

Listez tous les systèmes qui envoient des emails avec votre domaine. Pour chacun, indiquez qui en est responsable, à quoi il sert et s’il s’appuie sur SPF, DKIM ou les deux. Cet inventaire vous servira de référence à chaque ajout d’un nouvel outil.

Exercice 2 : faites le point sur votre stratégie DNS avec les équipes commerciales et informatiques.

Posez une seule question : « Si nous ajoutons un nouvel outil d’envoi le mois prochain, comment mettrons-nous à jour l’authentification sans rien perturber ? » Si vous n’avez pas de réponse claire, votre processus est trop fragile.

Exercice 3 : planifiez l’évolution de votre politique DMARC.

Décidez si la politique cible de votre équipe sera p=quarantine ou p=reject. Si vous envisagez le rejet, précisez par écrit qui examinera les rapports DMARC et comment seront remontés les échecs d’authentification des expéditeurs légitimes.

Exercice 4 : réalisez un audit trimestriel de l’authentification.

Une fois par trimestre, vérifiez que SPF repose toujours sur un seul enregistrement, que DKIM est activé pour les principaux expéditeurs et que la politique DMARC correspond au niveau de protection souhaité. Ces vérifications limitent le risque de dégradation progressive de la délivrabilité.


Le rôle de lemlist

Augmenter les volumes d’envoi : une fois l’authentification de votre domaine correctement configurée, lemlist peut s’appuyer sur une meilleure délivrabilité. Cela rend les résultats de vos campagnes plus stables lorsque vous augmentez les volumes d’envoi.

Mieux évaluer la qualité de votre prospection : lorsque l’authentification fonctionne correctement, les variations du taux de réponse reflètent plus souvent votre ciblage, votre positionnement et vos messages que des problèmes de confiance liés à la configuration technique.

Une collaboration plus sereine avec les administrateurs : si les équipes commerciales et informatiques travaillent ensemble sur la délivrabilité, lemlist donne aux équipes de prospection une raison concrète de faire de l’authentification une priorité dès la préparation des campagnes, plutôt que d’y penser après coup.


Comment évaluer les résultats

Arrivée régulière en boîte de réception : observez si les baisses soudaines de performance des campagnes deviennent moins fréquentes quand les volumes d’envoi augmentent ou que vous ajoutez de nouvelles boîtes mail. Si les résultats restent instables, vérifiez l’authentification avant de réécrire vos messages.

Bounces liés à l’authentification : consultez les journaux de bounces ou les messages de votre fournisseur pour vérifier si les échecs liés aux politiques, à l’alignement ou à l’authentification diminuent au fil du temps. Une baisse de ces erreurs est un signe fort que votre configuration gagne en fiabilité.

Visibilité sur les envois grâce à DMARC : si vous utilisez les rapports, vérifiez que le nombre d’expéditeurs inconnus diminue et que les taux d’alignement augmentent. Si les rapports contiennent encore beaucoup d’anomalies, votre domaine est probablement encore utilisé par des sources d’envoi non recensées ou mal configurées.

Confiance dans votre processus : votre équipe doit pouvoir ajouter un nouvel expéditeur sans avoir à deviner les conséquences sur la délivrabilité. Si chaque modification DNS vous semble risquée, votre processus doit encore être amélioré.


Exemples concrets

Exemple 1 : le problème des enregistrements SPF en double

Situation : une équipe a ajouté un second enregistrement TXT SPF lors de la mise en place d’une nouvelle plateforme d’envoi.

Démarche : elle a passé en revue tous les expéditeurs, supprimé l’enregistrement en double et regroupé les deux services dans un seul enregistrement SPF.

Ce qui s’est passé : après la propagation DNS, les erreurs d’authentification ont diminué et les performances des campagnes se sont stabilisées.

Bilan : le problème ne venait pas de la qualité des messages, mais d’une perte de confiance causée par une configuration SPF invalide.

Exemple 2 : la quarantaine DMARC met au jour un expéditeur non recensé

Situation : une entreprise a activé la mise en quarantaine DMARC pour limiter l’usurpation d’identité et mieux protéger son domaine.

Démarche : peu après, elle a constaté que certains emails liés au support étaient filtrés. Les rapports DMARC ont montré que la plateforme de support n’était correctement alignée ni via SPF ni via DKIM.

Ce qui s’est passé : après la mise à jour de la configuration de cet expéditeur, les emails de support et de prospection ont pu utiliser le même domaine avec moins de risques.

Bilan : l’équipe a maintenu sa politique DMARC sans bloquer les emails légitimes de l’entreprise.


L’essentiel à retenir

DKIM : confirme que le message a été signé et n’a pas été modifié.

SPF : confirme que l’expéditeur est autorisé à envoyer des emails pour le domaine.

DMARC : indique aux serveurs destinataires quoi faire lorsque l’alignement SPF ou DKIM échoue.

Configuration de base recommandée : utilisez DKIM, un seul enregistrement SPF et DMARC avec une politique au moins aussi stricte que p=quarantine.

À retenir : un domaine peut avoir plusieurs expéditeurs, mais un seul enregistrement SPF.

Avant toute modification : passez en revue toutes les plateformes qui envoient des emails avec le domaine.

Avant de passer au rejet : assurez-vous qu’une personne est en mesure d’examiner les rapports DMARC et d’analyser les échecs.


Pour aller plus loin : choisir votre politique DMARC

Passer de p=quarantine à p=reject peut renforcer la protection contre l’usurpation d’identité, mais demande aussi davantage de vigilance dans la gestion des envois. Si un expéditeur légitime n’est pas correctement aligné, la politique de rejet peut bloquer totalement ses emails au lieu de simplement les filtrer plus strictement.

Les rapports DMARC sont souvent complexes. Ils sont généralement transmis sous forme de fichiers XML dans des pièces jointes compressées. Si votre équipe n’a ni procédure de suivi par un administrateur de messagerie ni outil pour interpréter ces rapports, p=quarantine est généralement la politique la plus sûre à long terme.

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